(ou) Une Bulle (d'air) in Paris

Malédiction parisienne


La véritable malédiction parisienne,

Oui, je sais, je vais me renier, itou itou,

Mais sur ce, peu seront-ceux qui pourront me contredire 😉

Ce sont :

Les terrasses de café!

Oui, je sais, je passe souvent à m’extasier sur la joie que j’éprouve à profiter d’une terrasse parisienne (particulièrement quand elle est loin des bruits des voitures et des fumées de pot d’échappement!), et j’aime ça, si, siiii…

J’adore ça,

Quand je suis tranquille!

Là, vous allez me targuer d’intolérance, point du tout!

[Enfin je ne crois pas !]

Imaginez la scène ….

Vous, vote café (ou autre boisson à tendance non alcoolisée qui vous aurait certainement aidé à supporter avec le sourire cette intrusion dans ce moment que vous espériez de tranquillité! ) , votre livre, une page, deux pages, un rayon de soleil, vous savourez…

Et!

Alerte intrusion!

[Non, je ne vois pas comment décrire cet acte autrement! ]

J’en ai vécu plusieurs, j’ai même vu une fois un garçon de café venir vers moi et me dire très étonné, qu’il n’avait jamais vu ça, que je devais les attirer! Oui, peut-être, certainement même me dis-je au fil des (mauvaises) expériences qui s’accumulent!

Cette fois, pourtant, doit être non pas la plus incongrue, la plus intrusive, la plus gougeate, mais en tout cas celle qui m’énerva le plus ! (que voulez-vous, on ne choisit pas toujours son sale caractère) (à moitié portugaise, un quart bretonne, oui!, ceci explique cela! )

A mon avis, la faute au livre ! (oui, je déteste être dérangée en plein lecture) et à son statut de première terrasse de l’année (tout un symbole quoi! )

Bref, ma première terrasse de l’année, dérangée (une honte, j’vous jure!)

Petit clin d’oeil à la serveuse :

« Eh oui tout se perd madame

_ Ahlalalaaaaaa

_ Franchement ! Plus aucun respect!

_ Non, ils se croient chez eux partout!  »

[Oui, donc, tout ça dans un petit regard en coin! Les filles, ça se comprends (parfois) entre deux mots regards ]

Parce qu’il est nettement et clairement apparu qu’avec celles assises à côté de moi on ne se comprenait ni du coin de l’oeil, ni de toute autre façon. Ni du hum-hum, ni du coin de regard noirs, rien. Que dalle!

Zéro affinités, à se demander si on est du même sexe en fait!

Celle qui a dégainé son téléphone, semble ne pas se rendre compte qu’elle n’est ni au milieu d’un terrain vague, ni au milieu de salon, et sa copine, qui hoche à intervalles réguliers de la tête, semble trouver cela le plus naturel du monde.

Non, elle ne répondait pas à un coup de fil.

Non, elle n’avait pas un rv à annuler ou décaler.

Non, son coup de fil n’avait semble t-il rien « d’urgent ».

Par contre, ce qui est sur [Au son de ses cris hystériques] c’est qu’elle avait un compte à régler!

Oui, car étant assise à moins de 30 cm d’elle (terrasse de café et banquette oblige) elle m’a gratifiée de la totalité de sa conversation ! (comme le reste de la terrasse et probablement de la rue par ailleurs!) (je crois que même chez moi je n’ai jamais parlé aussi fort!)

J’ai tenu 20mn avant de quitter le café, excédée (et exténuée) (oui parce qu’essayer de se concentrer sur un livre au son des vibrations de ses tympans est très fatiguant!)

Je paie, je pars, je me retourne, la fille braille toujours dans son téléphone sans un regard autour d’elle.

Oui, je vous le dis, la véritable malédiction parisienne, c’est celle des terrasses de café!


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6 Réponses

  1. Je compatis, je ne supporte pas ce genre de personnes sans respect pour les autres et j’ai beaucoup de peine à me retenir de leur envoyer tout ce qui me passerait par la main à la figure!!
    En plus pour une première terrasse de l’année quoi …

    27 avril 2011 à 12 h 19 mi

    • petite parisienne

      Je n’irais peut être pas jusque là… Mais une terrasse est un lieu public, on se doit donc d’essayer de composer avec les autres, avec un minimum de respect réciproque, oui, me semble t-il! (oui snifff! heureusement j’en ai refait une depuis ;-))

      27 avril 2011 à 21 h 20 mi

  2. Alors moi, la malédiction parisienne se compte par trois :
    – Le bouffeur/mastiqueur qui, systématiquement, va se mettre à côté de moi pour me faire profiter de son contenu buccal ou pour me montrer comment il est trop fort pour claquer sa putain de bulle (je suis vulgaire)
    – Le « sénior » qui a perdu la boule et qui veut absolument commenter ce qui se passe autour de lui, donc autour de moi… Se conjugue aussi au féminin
    – Le vieux beau moche en réalité qui ne peut s’empêcher de lancer un regard moite… Une envie urgente en découle : prendre une douche.

    Rien à faire, je les attire. Voilà mes malédictions parisiennes 😉
    Concernant la terrasse, je tombe également sur le fumeur qui « a le droit » donc emmerde le monde.

    Bon courage pour finir ton livre! 😉

    27 avril 2011 à 16 h 58 mi

    • petite parisienne

      Hihihiii! Merci pour le livre, mais ayé il est fini! (dans le lit du coup, là au moins, je suis au calme!)

      Ah oui, c’est vrai que j’aurais pu (je peux encore en faire) d’autres sur le thème 😉 Mais j’ai eu l’idée du billet après cette anecdote! Les autres plaies (différentes ) s’étant aussi passées en terrasse! C’est drôle hein, parce que le mastiqueur ne me dérange pas vraiment … Par conte le fumeur, étant non fumeuse et ayant des problèmes respi (donc crachant régulièrement mes poumons) je connais! Ohlalala il faut que je le ponde cet autre billet parce que dans le genre, ce type était extra (mais pas parisien!)
      Quand au senior je ne suis tombée qu’une fois dessus (donc j’ai eu pitié ;-))
      Oui on dirait que tu les attires les zarbis ! :p

      27 avril 2011 à 21 h 23 mi

  3. Générallement, partager la terrasse d’un café parisien ne me gène pas. Déjà pour les rencontres (pas forcément sexuelles, non) : il suffit que deux chaises s’entrechoquent pour démarrer une sympathique conversation avec un(e) inconnu(e). Et paf, c’est un moment magique, typique de Paris!
    De même, quand je suis seule assise à une terrasse blindée, j’ai beau avoir mon livre/journal avec moi, je ne peux lire parce que mon attention se laisse irrémédiablement attirée vers ce qui se raconte autour de moi. Oui je sais, on n’écoute pas aux portes, mais dans ce genre de non intimité anonyme, qu’y a t il de mal? la plupart du temps, ce que disent tous ces inconnus, ça me fait sourire et/ou réfléchir!

    En revanche dans un cas comme le tien, j’avoue péter un câble (comme dans le train quoi!)

    27 avril 2011 à 20 h 46 mi

    • petite parisienne

      J’avoue adorer aussi m’y asseoir pour écrire ou pour regarder la vie autour de moi! 🙂
      Mais là ça enlevait tout plaisir… à tout! (encore ça n’aurait duré que 5mn! :p)

      27 avril 2011 à 21 h 26 mi

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