(ou) Une Bulle (d'air) in Paris

Les Alpes

La Parisienne à la montagne *3*


LA Parisienne dans la neige

Prend le téléski

Et chausse les raquettes !

Je vous le disais là : sortir la parisienne de son habitat naturel est dangereux.

La parisienne

Ne fait pas de sport (ou en salle, avec un coach, avec un bip bip qui lui dit à combien bat son coeur, un autre bip bip qui lui dit quelle cadence elle doit tenir, un autre bip bip qui décompte le temps, et surtout un coach musclé en short moulant qui 1/ distrait son attention 2/ l’oblige à le suivre par différents types de soudoiement dont le N°1 : le regarder en short moulant)

Ne prend pas l’air, ou alors en terrasse pour l’apéro un verre de vin blanc à la main

Ne porte des baskets que si c’est un cadeau VIP ou si c’est la dernière mode (donc impossible du sport avec c’est bien trop inconfortable!)

Ne fait de la marche qu’équipée de talons pour courir à un rv ou faire les magasins

Alors imaginez donc la parisienne

En pleine nature

Entourée de neige (sans moniteur de ski, et même pas à Mégève ou Courchevel)

Obligée de faire du sport

Avec des raquettes au pied

Obligée de marcher avec ces raquettes!

Oui, ça craint!

Ca craint pour les pauvres raquettes

Ca craint pour les pauvres savoyards

Ca craint encore plus pour les gens qui l’accompagnent

Oui, à ce stade, les pauvres, ils ignorent encore à quel point il est dangereux de sortir la parisienne de son habitat naturel (oui ils se souviennent de la pré parisienne : la fille élevée au presque grand -air (bon en même temps le val fourré de mantes la jolie c’est pas tout à fait le grand air), étudiant dans sa province profonde (oui à au moins 200km de Paris!), faisant du sport ! (oui un truc de dingue! ) et se moquant même de ce qu’elle porte sur le dos! (oui remarque ça n’a pas tant changer… oups je casse le mythe, je reprends!)

Oui, mais ils ignorent que la parisienne vivant à paris, mute!

Bref, à ce stade, ils ignorent le danger…

« Et patatraque…

Ce qui devait arriver, arriva…

La parisienne chausse ses raquettes

La parisienne s’arrête pour respirer un peu (faut pas exagérer)

Orbie, le blog (leblogdeorbie.wordpress.com )

La parisienne sue sang et eau (bref marche environ 05 mn dans la neige!)

Et là, la parisienne se retrouve face à un épreuve, que dis-je un obstacle!

Oui!

Une petite butte (oh! au moins 80cm de dénivellé)

Elle avance,

Recule,

Avance,

Pas dans le bon sens évidemment

Manque de jugeotte,

De sens pratique!

Voit une raquette gauche s’éloigner de plus en plus de la raquette droite qui continue à monter

Tente de s’aider de ses bâtons

(oui la parisienne a même des bâtons!)

Et là….

Craccccc….

C’est le drame !

Re-craccc donc!

Maudit genou qui en profite pour craquer pendant le lever de bâton!

Et c’est la chute

Mais la parisienne est polie,

elle ne s’arrête pas au milieu de la piste

(Non elle a bien trop peur!)

La parisienne ne peut se lever…

La parisienne est donc toute cassée !

Donc verdict 1 : entorse du genou

Verdict 2 : suspicion d’un tendon « en sale état » (arraché ça fait pas joli) »

Voilà le compte rendu de mes exploits! Oui, 24h après mon arrivée, après avoir payer mon forfait AR pour les Montets afin d’aller au refuge boire un verre (ou au moins aller voir le glacier d’Argentières) j’ai réussi à tenir en tout et pour tout 05 mn sur mes raquettes au grand dam de ma copine qui m’avait évité la journée ski exactement pour éviter ça (oui je lui avais parlé de mes chevilles et genoux fragiles, tendinites, problèmes de bassin colonne, ostéoporose… Oué bah on va pas faire la liste ici, je suis vieille, je suis vieille quoi! :p) (et si si j’ai longtemps fait du sport, je le jure!!!) (oué je vois bien que vous me croyez pas!)

Cette belle après midi de samedi (de toute façon le soleil il faisait lui aussi à la tête à la parisienne) s’est passée aux urgences de Cluses, lieu qui mérite d’être connu! (si siiii) (c’est pas comme à paris, y’a pas la queue, c’est propre, et y’a un distributeur de café et des chambres individuelles!)

J’espère vous avoir (un peu ) fait rire!

Et je vous rassure mon we ne se résumant pas qu’à ça, je vous concocte très vite d’autres brèves notamment sur les spécialités savoyardes avec photos à l’appui 😉

Une pensée également pour ces personnes qui à quelques « pas », membres du club alpin de Cluses où j’étais, ont été pris par une avalanche, qui a provoqué plusieurs morts… Donc la directrice/ institutrice de la fille de mon amie…

Comme quoi… Il ne faut jamais oublier que contre la nature l’humain ne peut que prévenir et n’a jamais le dernier mot…

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La parisienne à la montagne *2*


Les tribulations d’une petite parisienne à la montagne – Volume 1

La Petite Parisienne prend le train

Il y a deux préceptes de base à savoir sur la Parisienne.

1/ Elle déteste prendre le train

Oui, le train ne se plie même pas à ses horaires!

Et dans un souci de non respect de ses congénères, cette hypothèse est incongrue

Donc :

2/ La Parisienne est toujours en retard!

A savoir également, elle aime bien voyager :

1/ Quand on vient la chercher chez elle

(En taxi, mais franchement elle aimerait bien avoir son chauffeur perso… Quoi!? On rêve? Of course! Mais avouez que ce serait la classe à Paris (surtout avec des bagages et sans le bel homme grand et fort pour porter votre sac!) (soupirrrrrr prolongé! Oui ça m’est arrivé une fois mais… une seule fois quoi…) (Donc du coup voilà, je vous en parle là, c’est malin de me rappeler tous ces souvenirs aussi hein!)

2/ (évidemment donc) quand elle a son porteur personnel (de préférence grand, beau, athlétique) (il n’a pas besoin de parler il est là pour porter!)

Donc quand on est parisienne, qu’on doit faire son sac, porter son sac, et prendre son sac, ça donne grosso modo ça :

  • Ouf! Le train est 13h09, pas à 12h,  j’ai le temps
  • un mail, non twitter, zut un mail, merde j’ai oublié, ah zut! (c’est pas grave j’ai le temps de faire pleiiiiiin de choses!)
  • 12h
  • zut la vaisselle : go, go, j’ai le temps de toute façon!
  • Oui, je mets à peine 1h pour aller à la gare ! (là l’information a du mal à se frayer un chemin jusqu’au neurone de la parisienne… c’est normal il s’agit d’une information capitale et non futile!)
  • 12h15 : merde j’ai pas fini mes mails (Nota Bene : heureusement que j’ai le temps!)
  • Merdeeeee : je suis à la bourre!
  • [réflexion purement parisienne, stupide, inutile et stupide : heu… le train, il va m’attendre?]
  • [suite donc après ce trou neuronal!]
  • Merde mais qu’est ce que j’ai mis dans ce sac!!!! (traduire : non mais je vais pas être obligée en VRAI de le soulever!? Si!? si!!!?)
  • Tant pis je pars
  • Je suis en retard (3e réflexion sur le sujet en moins de 05 mn)
  • Tant pis je pars! (oui bah t’as intérêt, le train il va pas t’attendre…! quoique la parisienne pense!)
  • J’ai oublié mon sandwich
  • Tant pis je cours!
  • Non, mais on peut pas courir avec ce sac!
  • Je vais louper mon train
  • Non, mais quelle nouille
  • Mais pourquoi ce sac est si lourdddddd (pour la 4e fois donc!)
  • Mais quelle conne (il est important de s’automotiver dans ces circonstances!)
  • Mais qu’est-ce que j’ai mis dans ce sac….!

Métro….

Métro…

Métro…

Gare de Lyon

  • Je cours! (oui encore!)
  • – 6mn !
  • Ouf! Les quais!
  • Merdeeeee! C’est pas les bons quais!
  • – 5 mn
  • Non mais c’est une blague? Y’a la queue!
  • – 4mn
  • Nannnnn! Des travaux!
  • -3 mn
  • Mais merde il est où ce maudit quai
  • Ouf! (enfin presque)
  • Je cours (encore!)
  • Le bon quai
  • Youpieee!
  • Pas la bonne voiture!
  • -1 mn
  • Eurêka! Youpieee (danse de la joie inside, parce qu’avec le sac… )
  • Enfin assise!
  • Bah c’est quoi ce bordel ? Il part pas ce train? Il est en retard ou quoi?!!!!

Oui, re-principe de base, la parisienne n’est jamais contente!

Mauvais point : C’est bien joli, mais y’a même pas de douche dans ce maudit train (oui courir donne chaud, courir avec un sac donne très chaud, on compte les heures avant la prochaine douche!)

Bon point : Pas de beau garçon à l’arrivée, pas de beau garçon dans le train (enfin si quelques uns, mais ils regardent de l’autre côté!) Ouf sauvée!

Attention, la parisienne quitte son territoire, et s’en va en contrée sauvage….

(rires)

(vous êtes pas obligés mais bon en théorie… y’a rires quoi! :p)


La parisienne a la montagne Vol. 1


Les tribulations de la petite parisienne à la montagne – Prologue

La parisienne, vous le savez est un animal citadin…

Sortez là de son habitat, soit elle voudra le recréer autour d’elle, de son petit confort, ses habitudes, jusqu’à ne sortir entourée que de parisiennes…

Soit elle sera déclimatisée au point de ne pouvoir s’adapter.

La parisienne a besoin de repères.

Ses repères.

Elle est le centre du monde, of course!

La parisienne ne fait du sport qu’en salle et/ ou avec un coach

La parisienne ne sait pas se servir de ses 10 doigts sauf si ces dit-10 doigts appartiennent à Jules, of course!

La parisienne apparait donc hors de son habitat naturel, petit animal égaré…

Comme une espère rare, fragile, qu’il faut nourrir avec soin de produits bio et de pousses de soja (et autres petites choses étranges qui germent!)

Une espèce non pas protégée (elle pullule déjà beaucoup trop!) mais à protéger, envelopper là dans de la ouate, adoignez-y une couche de coton, veillez à ce que le tout soit nimbé d’un pashmina 100% en provenance d’une contrée éloignée (le Népal donc)

Et ne lui proposez aucune activité qui risque de lui casser un ongle.

Le sport de la parisienne, c’est le shopping (en même temps sur des échasses aussi fines qu’aiguisées il est dur et dangereux de se livrer à un autre sport!)

….

Ah, et j’oubliais, la parisienne n’a aucun sens pratique!

Vous vous reconnaissez un tout petit peu?

C’est pas grave, ce billet ironique n’est là que pour vous faire rire et constituez un petit prologue à la narration (que j’espère humoristique) de mon petit week end à la montagne!

Je vous préviens, c’est du lourd!

Et je le redis, la parisienne n’est pas un animal à sortir seul et sans laisse de son habitat naturel! (et même si je ne porte ni vernis, ni talons aiguilles et déteste le shopping quand il y a des gens dans le magasin! ;-))

J’ai cependant bien peur que plus personne ne prenne le risque de sortir la Petite Parisienne de son habitat naturel justement ! 😉